Ma sage femme et moi partie3

Troisième et dernière partie de cet article « Ma sage-femme et moi » en espérant que vos esprits se sont un peu plus éclairés ! Aujourd’hui nous parlerons de l’accouchement et du suivi post partum. La parentalité est une grande étape dans la vie d’un individu. N’ayez jamais d’inquiétudes quant au fait de poser des questions d’ordre intime. Il n’y a pas de questions bêtes.

L’ACCOUCHEMENT

– De quelles façons l’autre futur parent peut participer à l’accouchement ?

Si c’est un accouchement sans péri, il peut participer de manière active en faisant les positions avec vous, en vous massant, vous faisant des points d’accu pression, vous envoyant des images positives… je vous conseille vraiment de faire une préparation à la naissance qui va dans ce sens.

Le conjoint peut même aider à sortir le bébé si c’est le souhait du couple, il le fait à 4 mains avec la sage-femme.

L’important est d’être en présence avec votre femme, peu importe ce que vous faites, si vous êtes vraiment avec elle, c’est là que vous lui apporterez le meilleur soutien.

Johan a été très attentionné durant mon travail. Il s’est occupé de moi, il massait mes jambes, me tenait chaud car j’avais très froid, ma tenue la gamelle quand j’ai vomi, m’a remonté le moral quand je pleurais de douleur, m’a chanté des chansons. Lorsque j’ai dû pousser il me tenait la nuque et m’encourageait. Le plus beau moment de la naissance ça été quand ma sage-femme m’a dit de prendre Léon par le torse et de le sortir complètement de mon corps pour le mettre sur ma poitrine. A ce moment là le temps s’est figé, littéralement. Comme dans les films quand il y a un ralenti et une musique romantique en fond. Au moment où le corps nu de mon fils s’est posé sur ma poitrine, que j’ai vu ses yeux grands ouverts, j’ai tourné la tête vers Johan, on s’est regardé. Pas un mot, juste nos yeux remplis de larmes et d’amour. Il a fini par dire « on l’a fait ». Oui on l’avait fait, l’accomplissement de notre couple se trouvait sur mon torse, le fruit de notre amour qui faisait son entrée dans notre monde. Ça été le moment le plus émouvant de mon accouchement, nous avons ressentis tellement de choses en si peu de temps.

– Si c’est une césarienne que fait-il ? Où est-il ?

En cas de césarienne, le temps qu’on prépare la future maman, qu’on nettoie le ventre, pose la rachi-anesthésie, etc.. le conjoint  se change en tenue de bloc dans une salle à part. une fois que la maman est prête et que les draps stériles sont posés, on va chercher le 2e parent qui vient s’installer près de la tête de sa femme, il ne voit rien de l’opération grâce aux draps posés devant le ventre, et ensuite si tout va bien, bébé est posé directement en peau à peau sur sa maman.

– En cas de césarienne, comment le lien avec le bébé est-il créé ? Y a-t-il des traumatismes ?

Comme je le disais, le bébé est posé directement en peau à peau dès sa naissance, comme pour un accouchement voie basse.

« J’ai accouchée par césarienne et c’est d’abord mon mari qui a eu le peau à peau avec bébé puisque j’ai eu une anesthésie générale. A mon réveil j’ai fait connaissance avec mon bébé, tout s’est bien passé. Aujourd’hui il a 5 ans et nous sommes toujours aussi proche. » (témoignage d’une maman)

– L’épisiotomie et la déchirure en deux mots.

De nos jours, on ne réalise quasiment plus d’épisiotomies. La déchirure est plus fréquente (et cicatrise souvent plus facilement qu’une épisio), elle peut parfois être évitée, mais souvent on a quand-même quelques points qui partent tout seuls au bout de qq jours.

L’épisio n’est réalisée qu’en cas de réel besoin, si le périnée est trop tonique pour laisser passer la tête par exemple.

Personnellement j’ai eu une déchirure. J’ai eu très mal la première semaine j’avais vraiment beaucoup de mal à m’assoir. Je me souviens, quand j’allais à la fac (j’y suis retournée quelques jours après mon accouchement) j’avais beaucoup de mal à m’assoir correctement et j’avais du mal à rester plus d’une heure assise. Mais les douleurs se sont vite atténuées, les points sont tombés sans que je m’en rende compte et tout est rentré dans l’ordre.

POST PARTUM

– Comment choisir ma nouvelle contraception ?

En fonction de ce dont vous avez envie, et en prenant en compte l’arrivée de votre bébé, qui chamboule un petit peu l’organisation à la maison ^^

C’est vrai il faut tenir compte de ce que vous voulez vous. J’avais décidé d’allaiter, donc j’ai eu dans un premier temps une contraception hormonale compatible avec l’allaitement et ensuite un stérilet en cuivre.

sterilet.jpgPhoto : Les carnets d’une sage femme

– Comment se passe mon séjour à la maternité ? Qui je rencontre, pourquoi ?

Lors du séjour en mater, vous verrez surtout la sage-femme et l’auxiliaire de puériculture, qui s’occuperont de vous et votre bébé. On vérifiera l’involution de votre utérus, que vous ne faites pas d’hémorragie ou d’infection.. et pour bébé on vérifiera sa bonne adaptation et on lui fera ses petits tests (auditif et le Guthrie).

– Je ne souhaite pas allaiter, est-ce grave ?

Ce qui est important, c’est que votre bébé soit nourri. On ne répètera jamais assez que le meilleur pour votre bébé c’est votre lait, mais si ce n’est pas un choix et que vous vous forcez, a peut être la catastrophe !

– Je souhaite allaiter, mais j’ai très mal aux seins. En plus j’entends parler d’engorgements et de crevasses. Avez-vous des conseils à donner pour faciliter mon allaitement ?

Il faut voir comment se passe le contact pour vous. Voyez à la mater si ça vous plait ou pas. Pour éviter les crevasses il faut dès le départ valider les bonnes positions avec l’équipe, mettre du lait sur votre mamelon à la fin de chaque tétée et de la crème.

D’un point de vue personnel, je ne me suis jamais posée la question, pour moi l’allaitement était une évidence et si je devais avoir un autre enfant je lui donnerais aussi le sein. Par chance tout s’est bien passé pour moi, le seul désagrément que j’ai eu c’est la douleur des montées de lait, surtout les toutes premières. Mais sinon pour me soulager la poitrine je massais mes seins avec de l’huile d’amande douce et massais mes tétons après chaque tété avec mon propre lait.

allaitement.jpgPhoto : Les carnets d’une sage femme

 – Dans l’allaitement je me sens parfois mal accompagnée d’un pont de vue médical, comment l’expliquer ?

Il y a beaucoup de sons de cloche différents, beaucoup de générations différentes et du personnel pas forcément toujours à l’aise avec l’allaitement (qui est complètement différent du biberon). Choisissez une sage-femme à domicile qui est à l’aise et pourra bien vous accompagner !

Par chance ma sage-femme m’a très bien accompagnée durant mon allaitement. En fait elle ne m’a trop suivi de ce côté-là quand elle a vu que tout se passait bien. Elle m’a juste montré quelques positions différentes pour faire téter bébé.

– Comment l’autre parent peut participer à l’allaitement ?

Forcément, il ou elle ne peut pas allaiter, mais peut changer la couche, faire du peau à peau, soulager la maman dans ses taches de la journée.. et prendre le bébé de temps en temps pour laisser maman respirer un peu !

Johan lui faisait faire les rots à bébé. Il le surveiller durant la tété la nuit pour que je puisse continuer à dormir. En gros la nuit il prenait bébé, le mettait au sein et surveiller durant tout le long rot compris, de cette façon je pouvais me reposer. Je tirais aussi de temps en temps mon lait qu’il donnait au biberon.

– Le baby blues est-il quelque chose à prendre au sérieux ou est-ce simplement une « descente d’hormone » ?

C’est un peu les 2. A prendre au sérieux dans le sens où il faut en parler sinon ça empire ! mais pas qqch de grave, ça arrive à presque toutes les mamans..

Quoiqu’il en soit, si vous pensez avoir le baby blues, parlez-en, faites vous aider il n’y a rien d’anormal !

 – La rééducation du périnée, importante, comment et pourquoi ?

Importante car votre périnée s’est fortement relâché durant la grossesse et a besoin d’un petit coup de booste pour se maintenir correctement le reste de votre vie. Ce n’est pas immédiatement après que vous sentirez les effets de ne pas la faire, mais quand vous serez plus âgées et serez vraiment gênées..

Il y a plusieurs méthodes différentes, certaines où on peut rester habillées, voyez ce que proposent les SF près de chez vous !

Pour ma part je dirais super importante cette rééducation ! Mon périnée était totalement inversé. Contracté quand il fallait être détendu et détendu quand il fallait être contracté, sans parler du fait que j’avais du mal à me retenir. Ma sage-femme m’a fait faire des exercices, avec elle et chez moi, ça été très efficace et j’estime qu’il ne faut pas faire l’impasse dessus.

– La reprise d’une activité sexuelle, comment ?

Pas à pas, au bout de 4 semaines (le temps que votre col de l’utérus se referme) vous pouvez y repenser.

Parfois avec l’allaitement la libido baisse, on peut avoir peur d’avoir mal…

Il faut y aller doucement. Et sexualité ne rime pas forcément avec pénétration. On peut commencer par avoir des rapports simplement à base de caresses, le temps que l’envie revienne et la peur diminue !

Personnellement nous avons repris nos activités sexuelles assez tôt avec Johan. Dès que les points de suture sont tombés. Je ne vous le cache pas au début c’était très douloureux, du début à la fin et ça n’était pas toujours une partie de plaisir et pour moi qui avait mal et pour lui qui trouvait que mon corps avait changé. Normal le corps d’une femme ne se remet pas d’un accouchement aussi facilement. Mais notre objectif n’était pas tant d’avoir une vie sexuelle, c’était de pouvoir continuer à être un couple. Juste un couple, pas que des parents. Je suis heureuse aujourd’hui d’avoir fait ça car après 18 mois de parentalité notre sexualité est en bonne santé, et nous avons su préserver ce cocon dans lequel nous sommes que lui et moi. Un homme et une femme qui s’aiment, sans enfant au milieu. Nous n’oublions pas pour autant d’être des parents et de fortifié notre cellule familiale, avec notre noyau ; Léon.

 Voilà, nous avons fait le tour de toutes vos questions. Je remercie encore Hélène d’avoir pris le temps de nous éclairer sur tous ces points et espère que l’ensemble aura répondu à vos interrogations générales. Ça été un plaisir pour moi d’échanger avec Hélène, j’ai moi-même appris certaines choses dans ses réponses. Une chose est à retenir, c’est qu’il est vrai que certaines personnes peuvent se sentir mal accompagnées d’un point de vue médical, mais n’ayez pas peur de le verbaliser. Le principal est que vous rencontriez la parentalité dans un bon état d’esprit, et parce que moi-même je l’ai vécu, j’ai été très bien suivie et le suis toujours (gynécologue, échographe, sage-femme) rend la grossesse, l’accouchement, la suite plus belle que cela ne peut le paraître à l’instant T.

Mahala

A propos Mahala

Jeune maman étudiante, passionnée, investie je veux partager mon expérience maternelle, les plus et les moins. De belles perspectives d'avenir sont en projet au plus grand plaisir des mamans et des touts petits.

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