Les bienfaits du langage avec son enfant

Au moment où j’écris, non seulement il est tard parce que (hallelujah ma journée touche à sa fin) mais aussi et c’est le plus important, ou dirais-je, le sujet principal de mon récit de ce soir, c’est Léon, qui a 15 mois depuis peu. Et je crois pouvoir affirmer que nous sommes entrés depuis quelques temps déjà dans le vif du sujet de « l’éducation ». Si jusqu’à présent nous étions plutôt « cool » avec lui, maintenant nous découvrons et entamons une toute nouvelle facette de notre parentalité.

Evidemment, je ne suis absolument pas objective dans l’analyse que je fais de mon fils ! (Ahaha) Mais j’aime à vous partagez mes petite réussites à ses côtés.

Léon devient de plus en plus, déjà moralement, mais surtout physiquement ces derniers temps, un petit garçon. Quand je le regarde je vois son visage se transformer. Je vois sa bouille de bébé laisser place petit à petit à un visage de petit garçon. En effet, mon p’tit bouchon grandit, et je ne peux aller à l’encontre de cet effet plus que naturel. Forcément tous ces changements vont de paires avec son évolution psycho-moteur, avec son apprentissage de la vie. Avec un caractère plus que défini, mon garçon se révèle particulièrement entêté !

Donc à 15 mois, Léon est en plein apprentissage de certaines grandes lignes basées sur l’éducation que Johan et moi avons décidés de lui inculquer. Evidemment chacun est libre d’éduquer comme il le veut son enfant, je ne suis pas en train de faire l’apologie de notre méthode, peut-être me donnerez vous des conseils précieux à remplacer ou ajouter à la notre !

Comme depuis toujours et vous le savez, nous parlons à Léon. Nous lui expliquons toujours tout ce qu’on lui dit. Mais ce que j’aime le plus depuis quelques temps, c’est que maintenant j’ai la certitude qu’il comprend réellement ce que nous lui disons. J’en suis certaine parce que je le vois à ses réactions, à son regard et ses réponses. Alors il ne parle pas encore, il dit quelques mots, « papa » – « maman » – « oiseau » – « nez » (en montrant son nez) etc… mais il « parle » dans son langage et je crois que comme tous les parents, nous comprenons son langage de bébé ! C’est véritablement une période gratifiante, et pour lui et pour nous. Je suis étonnée de la quantité d’informations qu’un si petit enfant peut absorber.

Depuis que Léon sait marcher, je me positionne toujours derrière lui (pour éviter les chutes notamment) et lui parle en même temps. Et je me suis rendue compte qu’à force de lui dire « tourne à droite » ou « tourne à gauche » en l’aidant légèrement, il connaît désormais sa droite et sa gauche. Je le vois aussi à travers le moment d’habillage. Quand je lui dit « donne moi la main droite/gauche » sans même la lui montrer ou la lui prendre il me tend la bonne main, de même pour les pieds quand il s’agit de le chausser. Je suis intimement convaincue que le langage (non gaga) accompagné du geste a un effet instructeur sur l’enfant. Je le suis car j’en fais ma propre expérience avec mon fils. En général j’accompagne mes paroles de gestes, de mimes pour qu’il saisisse le sens de mes phrases. C’est ainsi donc important que je capte son regard. Quand je vois qu’il a enregistré l’information que je lui transmet je supprime les gestes pour le laisser réagir simplement aux sens de mes mots. Et je dois dire que même si je dois revenir plusieurs fois, sur une période indéterminée je suis plutôt fière de voir à un moment inattendu que mon fils « sait » dès à présent.

C’est ainsi qu’à table par exemple, quand Léon se tient de travers sur sa chaise haute il se remet naturellement droit quand son père ou moi lui demandons de bien se tenir. Alors aujourd’hui nous le savons qu’il sait ce que signifie « Léon tient toit bien à table s’il te plaît », puisqu’il sait se remettre tout seul, mais nos petites réussites de ce genre ne doivent être prises pour acquises. Loin de là, il est avant tout un petit garçon testard (comme tous les enfants en fait) et parfois ne se remet pas droit ou nous fais répéter je ne sais combien de fois avant qu’il se tienne convenablement, mais on garde notre sang froid et nous continuons de le lui demander. C’est un exemple parmi tant d’autres.

En réalité, j’ai commencé à prendre conscience de l’importance du langage associé aux gestes lorsque que par hasard je suis tombée sur une vidéo de l’orthophoniste Sarah Hervé et de sa file âgée de 16 mois au moment de la vidéo. Mon attention a profondément été touchée. Vous pourrez certainement trouver la même vidéo sur la chaîne « Brut. » Sarah Hervé défend notamment le langage des signes au près des enfants entendant (donc comme Léon), puisqu’elle explique qu’avant que l’enfant ne puisse se saisir proprement du langage il pourra s’exprimer par le signe. Et elle en fait la démonstration avec sa petite fille, qui commence à parler et qui utilise certains signes pour se faire comprendre de sa mère. Elle développe l’idée du langage signé au près des petits enfants entendant, n’hésitez pas à faire quelques recherches pour avoir plus d’infos. J’ai trouvée cette séquence superbe parce qu’elle m’a faite penser à mon propre fils. A la différence de cette orthophoniste, je ne maîtrise pas la langue des signes, donc j’ai un peu improvisé au près de Léon. Mais là où je fais le lien entre ma vie quotidienne avec mon petit et sa théorie, c’est que je vois que mon bébé comprend ce que je dis mais essaie aussi de me parler en me faisant des gestes. Alors nous avons trouvé notre « harmonie » dans laquelle chacun comprend l’autre et ainsi nous pouvons échanger, mais je crois que cette nouvelle façon d’appréhender le langage n’est pas négligeable, bien au contraire.

Dans la suite logique du langage (plus ou moins signé) si mon petit bout apprend pleins de nouvelles choses, passant de quelques règles « basiques » de bienséances (bien se tenir à table, ne pas parler la bouche pleine…) aux côtés plus « rigolo » (le nom des animaux, les différents instruments de musique, jouer à attraper l’autre…) dans le langage nous renfonçons la confiance qu’il peut avoir en lui même. Nous l’encourageons sans cesse, le poussons à persévérer face à une épreuve, comme par exemple; il a encore un peu de mal à monter seul sur sa petite moto à trois roues, mais il à l’envie de le faire seul. Alors nous le poussons à continuer en lui certifiant qu’il peut y arriver, qu’on croit en lui. L’action réussie, il est tellement heureux qu’on le félicite.

En conclusion, je voulais vous partagez cette nouvelle facette que je découvre avec mon fils. Plus que jamais je me rend compte de l’importance, de l’impact, du bienfait et son contraire que peut avoir le langage, le dialogue, l’échange partagé. J’ai toujours été convaincue qu’un bébé quelque soit son âge comprend ce qu’on lui dit. La différence c’est que depuis quelques temps il y une réelle « réponse » cohérente de la part de mon enfant et je découvre aussi un nouveau plaisir dans ma condition de maman. Quel bonheur de pouvoir (enfin) « dialoguer » avec mon fils, de le voir évoluer de cette manière.

Partagez moi vos expériences, elles sont toujours utiles !

A mon Léon, que j’aime tendrement (très méga super ultra fort).

Mahala

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En sortie dans un parc, j’explique à Léon comment font les canards pour remonter le courant. Suivez ses aventures sur Instagram @mlj_gp 

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A propos Mahala

Jeune maman étudiante, passionnée, investie je veux partager mon expérience maternelle, les plus et les moins. De belles perspectives d'avenir sont en projet au plus grand plaisir des mamans et des touts petits.

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