Doit-on laisser bébé pleurer ?

C’est pour moi, me semble t’il un sujet pertinent et intéressant. La société, et plus particulièrement en Occident, tend à vouloir rendre, voire imposer l’indépendance à nos touts petits. Alors aujourd’hui je me pose la question, dois-je laisser pleurer mon bébé ?

Depuis la naissance de Léon, j’ai entendu beaucoup de commentaire sur cette thématique. J’ai pu entendre qu’il fallait laisser bébé pleurer sous prétexte que ça lui « ouvrirait » les poumons. Ou encore qu’il était nécessaire qu’il apprenne à être seul et que nous parents ne devons pas céder à ses « caprices« . Ou alors de le laisser se calmer seul. Wow !!! (Ça ne se voit pas, mais derrière mon écran je prends un air choqué)

Voyez vous, je pars du principe que ces petits humains de moins d’un mètre, peuvent être en réalité des personnes qui ressentent des émotions, des sentiments. Non en fait ça n’est même pas une supposition, je suis persuadée, et ma pensée est confirmée quand j’observe Léon, que ces bébés ressentent quelque chose. La joie, la peur, l’amour, la sérénité, l’anxiété, le changement etc…. J’ai pu voir en dix mois, pas mal de sentiments exprimés par mon fils. Le seul « problème » d’un tout petit, est qu’il n’est pas doté de la parole, son seul moyen de communication est le pleur. Il ne peut pas vous dire « oh maman, papa, la j’ai besoin d’être rassuré alors ne me laissez pas seul dans mon lit viens me faire un câlin ». Non il ne peut pas ! Alors il pleure !

Quant aux caprices (certes il y en a nous y viendrons)…. Croyez vous sérieusement qu’un nourrisson, qu’un bébé (0-6 mois) ai la notion de caprice ? Croyez vous qu’il soit assez machiavélique pour manipuler ses parents dans le seul but d’assouvir ses plans diaboliques ? Le croyez vous ? Moi je ne le crois pas. Je crois que si un bébé, un enfant pleure, c’est qu’il y a une raison. Quelle qu’elle soit. Que ce soit pour être rassuré, pour avoir un câlin (on n’a jamais trop d’amour), pour avoir de l’aide, pour exprimer une gêne, un pleur n’est pas anodin.

Vous l’aurez compris, je suis contre le principe de laisser un bébé pleurer. Vous allez peut être me dire que dans ce cas on est vite submergé, dépassé par cet enfant qui nous sollicite à longueur de journée, toute la nuit. Vous avez raison, vous aurez très peu de temps pour vous ne serait-ce que pour aller faire un pipi durant les premiers mois. Un bébé c’est énergivore, ça use, les soirées dubstep sont limites plus reposantes à côté d’un bébé réveillé la nuit. Mais ce même bébé dont nous parlons n’a rien demandé, il n’a pas demandé à venir au monde. C’est nous parents qui avons fait en sorte à ce que la vie lui soit donné, c’est nous qui avons décidé d’accueillir cet enfant, alors par respect pour lui, pour cette volonté parentale nous devons être à son écoute et s’investir de toute son âme dans ce rôle de parent.

Mettez vous à leur place. Si personne ne comprenait votre langage, et qu’à un moment précis vous aviez besoin qu’on réponde à vos besoins (quelqu’ils soient) et que sous prétexte que votre langage est incompréhensible cela veut forcément dire que ce n’est pas important, on vous mettait de côté jusqu’à ce que vous arrêtiez d’essayer de vous faire comprendre. Quels traumatismes développeriez vous ?

Léon a en ce moment dix mois, il commence à pleurer quand on lui enlève un jouet des mains, ou quand nous ne voulons pas qu’il touche à quelque chose. Là nous pouvons parler de caprices (très éphémères) et dans ce cas là je ne réponds pas à son pleur ou je le dédramatise.

Mais, du jour où mon garçon a poussé son premier pleur dans la salle d’accouchement, depuis ce jour là et encore aujourd’hui (avec le soutien de mon pédiatre) je n’ai jamais, jamais laissé mon bébé pleurer. Au moindre gémissement de sa part j’étais présente, je réponds à ses besoins. J’ai toujours pris mon fils dans mes bras, je le rassure du mieux que je peux, je lui explique que tout va bien, qu’il peut être seul il ne craint rien, qu’il est grand et que j’ai confiance en lui. Si je dois passer la journée avec lui dans les bras je le fais, si je dois me lever toutes les cinq minutes la nuit, je le fais. Je le fais avec amour, je combat ma fatigue au nom du respect que j’ai pour mon Léon.

Je me donne corps et âme dans mon rôle de mère, et je suis récompensée par le petit garçon que devient mon fils. Il sait que je suis aux aguets, et que je répondrais présente s’il le demande. Léon est un petit garçon qui a confiance en lui, qui demande de plus en plus de liberté et d’indépendance. Il est aventurier et me sollicite beaucoup moins que quand il était tout petit, il explore son monde et il veut le faire sans moi. Il n’a pas peur des chutes, pas peur des animaux, pas peur d’être seul (ex : il est dans son parc et moi hors de son champs de vision). Il n’a pas peur de tout ça, il n’est pas stressé, il sait que je suis une maman cool et qu’au moindre pleure que je juge « non capricieux » je réponds.

Maintenant qu’il est un peu plus grand, qu’il va sur ses un an, je lui apprend à se calmer. Je ne le prends pas dans mes bras mais je me mets face à lui et le calme en lui caressant la tête, en lui disant que tout va bien, qu’il n’y a rien de grave, que ce qui le fait pleurer n’est pas si dramatique. Quelques fois ça fonctionne, d’autres fois non. Quoi qu’il en soit, je ne laisse pas mon bébé pleurer. Et si vous n’êtes pas de mon avis, et bien je le respecte. Chaque parent a sa façon de faire.

Je pense simplement, qu’il faut rendre légitime cette personnalité dotée de sentiments aux bébés. Quand ils pleurs ils s’expriment, à nous parents de savoir les écouter, à nous parent de vouloir les écouter.

Nos bébés sont des éponges, faisons leur ressentir tout l’amour que nous avons à la place de nourrir une frustration.

Être parent c’est un travail 24H/24, 7J/7, il n’y a ni vacances ni pauses café. Nos bébés méritent de l’amour et du respect, ils nous le rendent tellement bien, ils nous aiment tellement fort. Quand je sens Léon mettre ses bras autour de mon cou, quand je le sens se blottir contre moi, mon cœur fond d’amour. Je suis tellement reconnaissante d’avoir un enfant comme lui.

J’aime ses défauts et ses qualités, j’aime qu’il sache qui est sa mère. Parce que oui il me connaît et connaît mes réactions. Cela va dans les deux sens, je l’écoute, il m’écoute.

Ce n’est que mon avis personnel. Mais le voici. En écrivant ces quelque lignes j’ai pensé aux paroles d’une chanson qui illustre à merveille ce que j’ai voulu vous partagez.

« […] On te donne une vie

Sans te jeter dans l’arène

Comme ici tout petit

Après neuf mois à peine

On te plonge dans une vie

Où tu perds vite haleine […] » – Liberta, Pep’s

Je veux éviter cette vie à mon fils tant qu’il est petit. Je veux qu’il grandisse l’esprit tranquille avec la certitude que ses parents seront à ses côtés. Il aura tout le temps plus tard, à l’âge adulte voire même avant d’être tracassé par ce qui nous tracasse aujourd’hui.

Partagez moi vos opinions sur cette thématique, même si elles sont à l’opposée des miennes.

À mon fils que j’aime de tout mon cœur, de toute mon âme, de toute ma pensée.

À nos bébés.

Mahala

Mon plus bel amour, avec son père

A propos Mahala

Jeune maman étudiante, passionnée, investie je veux partager mon expérience maternelle, les plus et les moins. De belles perspectives d'avenir sont en projet au plus grand plaisir des mamans et des touts petits.

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