L’allaitement

Sujet de controverse, l’allaitement a un sens tout particulier à mes yeux. J’ai exclusivement allaité mon fils pendant six mois. Et l’une des premières chose que j’ai à dire c’est que l’allaitement; c’est du travail !

Je n’ai pas de contre indication quant au fait de nourrir bébé au biberon. Léon prend le biberon depuis ses six mois. Mais je pense qu’avant de prendre la décision d’allaiter il faut que cela paraisse comme une évidence. Ce qui a été mon cas, je ne me suis jamais posée la question de si j’avais envie d’allaiter ou non.

Alors là aussi il y a controverse dans le sens où il existe des mamans qui ont l’envie de donner le sein mais sont freinées dans leur action parce qu’elles retournent relativement tôt au travail, à mon sens dans ce cas là l’allaitement peut quand même se faire.

Vous l’aurez compris l’allaitement est un sujet totalement et irrévocablement personnel. Mais si vous êtes enceinte et que vous hésitez, je pense que cette hésitation peut être une faiblesse dans ce travail. Bien sûr je n’ai pas la science infuse sur la question mais pour l’avoir pratiquée je sais que cela peut être éprouvant.

J’ai tout de suite allaité Léon, après sa naissance, sa première tétée s’est faite en salle d’accouchement. La femme ne produit pas du lait directement, bébé boit les premiers jours du liquide que l’on appelle « colostrum ». Ce liquide est transparent comme de l’eau. Il est aussi très important voire indispensable pour bébé. Même si vous ne souhaitez pas poursuivre l’allaitement, cette tétée est légitime et vaut la peine de la vivre. Le colostrum contient des anticorps importants qui vont pouvoir protéger votre bébé durant les premiers heures de sa vie.

Il peut arriver que bébé n’arrive pas de suite à téter. Léon lui n’a eu aucun problème, il avait déjà le réflexe de succion. La difficulté de l’allaitement commence déjà là. Certains bébés n’arrivent pas à téter le sein de leur maman. Ensuite vient la montée de lait, du vrai lait, et là ça fait un mal de ch*en ! Mais on sert les dents et on persévère !

Pour atténuer la douleur je massais ma poitrine avec de l’huile d’amande douce. Ce n’est pas le remède miracle mais c’est soulageant. Toujours durant les premiers jours de bébé l’allaitement s’avère être une épreuve de taille. (Enfin pour moi ça l’a été)

J’avais extrêmement mal, à chaque tétée j’avais l’impression que (excusez moi pour la franchise) l’on me coupait les tétons avec des lames de rasoirs. J’en pleurais tellement j’avais mal, mais j’avais réellement cette volonté de donner le sein à mon fils. J’ai donc essayé une crème apaisante pour moi et comestible pour bébé, elle a été plutôt efficace mais j’ai vite arrêté de la mettre j’en avait marre d’avoir les seins tout collant. À la place, à chaque fin de tétée je prélevais quelques gouttes de mon lait que je mettais sur mes tétons en guise de masque. Ça a plutôt bien fonctionné.

La douleur s’est estompée et la joie de pouvoir nourrir sereinement mon fils était enfin présente. J’en retire aujourd’hui une merveilleuse expérience.

Pour Léon j’ai choisi d’exercer un allaitement à la demande, c’est à dire qu’il n’était pas réglé. La tétée ne se faisait pas toutes les X heures mais quand il le voulait. Autant vous dire que là aussi c’est éprouvant, surtout la nuit. D’ailleurs il a très vite fini par dormir avec nous, nous étions collé l’un à l’autre et avait accès à mon sein très facilement. Ça a beaucoup soulagé mes nuits de pratiquer le cododo.

Vous vous demandez certainement où est papa dans tout ça ? Et bien ne vous inquiétez pas, il est bien là. Oui les papas ont leur place dans l’allaitement. Pas toujours évidente mais il faut savoir la lui donner. Je ne voulais pas que Johan se sente à l’écart de son fils parce qu’il était quasiment tout le temps collé à moi, de jour comme de nuit. Alors même si il ne pouvait pas le nourrir, quand Johan était à la maison, lors des tétées il venait près de nous. Il caressait la main ou la tête de Léon, nous parlait, nous accompagner dans ce repas. Et quand je tirais mon lait c’est lui qui le lui donner pour avoir son petit moment avec son fils.

Je tirais mon lait non pas quand nous sortions en lieu public. Lieu public ou pas j’allaitais mon fils. Quoi qu’en pensent les gens. Je tirais mon lait seulement quand j’allais en cours et aux partiels. Parce que là aussi, le fait de tirer sont lait est très douloureux. Ça n’était vraiment pas agréable pour moi.

Je suis plutôt pudique alors en lieu public j’avais pour habitude de cacher Léon et mon sein sous un lange. (Alors vous voyez que c’est tout à fait possible d’allaiter tranquillement en public) Je fais cette parenthèse parce que là encore il y a controverse. Il y a simplement un juste milieu à avoir. Il n’y a pas de mal à nourri publiquement son bébé. Si ça dérange certaines personnes de voir un bout de sein hors plage (référence au topless que les enfants peuvent admirer hein) alors hop on détourne le regard sur autre chose et ooooh vous verrez le sein disparaître de votre vision. Magique ! Dans le même sens, maman peut cacher cette partie visible par un tissu léger, cela ne va pas tuer bébé et vous serez tranquille.

Ainsi, pour moi l’allaitement s’est relativement bien passé, j’ai eu la chance de n’avoir aucun « bobos » (type engorgement ou crevasses). J’ai du arrêté l’allaitement à contre cœur pour des raisons personnelles et médicales. Mais je ne le regrette pas parce que quand Léon a commencé à faire ses dents, il les faisaient sur moi. Et là encore j’étais repartie pour subir la douleur. Mais le passage au lait maternisé s’est véritablement bien déroulé. D’ailleurs le biberon a marqué le début des nuits complètes et la fin du cododo (bon je l’avais déjà préparé à sortir de notre lit).

Aujourd’hui il prend toujours des biberons en plus de ses repas et c’est un bébé en très bonne santé. Je n’ai pas de nostalgie quant à l’allaitement, car j’en ai assez profité, et je me régale à lui préparer des petits plats qu’il dévore.

L’allaitement, sans mentir, n’est pas chose facile. Cela représente un réel travail et un don de soi qu’il faut être prête à vivre. Les heures de sommeils sont très minces, la douleur est présente, il faut être disponible. En plus de ça il faut gérer, les à côtés. La maison, les études (pour moi), le travail (pour d’autres). Alors pour y survivre, rechargez vos batteries comme vous le voulez, relevez la tête, soyez fières et vivez pleinement cet allaitement !

Le temps fait bien les choses, avec un peu de volonté, de conviction et beaucoup d’amour il n’y a aucune excuse. (Sauf cas extrême)

Tout est possible quand on s’en donne les moyens.

N’hésitez pas à me partager votre expérience, tant du point de vue maternel que paternel !

A très bientôt

Mahala

Moi en train de combiner deux choses que j’aime : manger et faire manger mon fils. Nous sommes en public, en plein hiver et on ne remarque même pas que j’allaite ! Ps : ce que je mange c’est une tuerie. Suivez nos aventures en image sur Instagram (@mlj_gp)

A propos Mahala

Jeune maman étudiante, passionnée, investie je veux partager mon expérience maternelle, les plus et les moins. De belles perspectives d'avenir sont en projet au plus grand plaisir des mamans et des touts petits.

2 réponses

  1. Kenza

    Trop fan du blog. Toute façon avant même que tu le commence je te posais 937394927 questions. Tes ressenties et explications sont trop agréable à lire et j’adore quand tu rajoutes des petites petites photos !

    Aimé par 1 personne

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