Accompagner bébé dans son développement psychomoteur

Léon aura neuf mois (déjà!) dans deux jours, et pour l’instant nous n’avons pas réellement de grands intérêts à entamer son « éducation » à proprement parler (bonjour, s’il te plaît, merci etc…) puisqu’il est trop petit pour assimiler tout ça. Cependant, et nous y mettons un point d’honneur, Johan et moi prenons très au sérieux son développement psychomoteur.

Par psychomoteur, j’entends l’évolution psychique et moteur de notre petit d’homme. A mon grand désespoir beaucoup de parents (sans critiquer) y prêtent très peu d’attentions et préfèrent laisser leurs petits dans les trotteurs, parcs ou transats. Je peux le comprendre dans le sens où c’est vite fatigant de devoir suivre l’énergie de bébé. Car oui oui ces minis humains de même pas  1 mètre (71 cm pour le mien héhé) voire plus ont une énergie débordante qu’il faut satisfaire ! Bon je l’avoue ça m’arrive de mettre Léon dans son parc de temps en temps mais il n’y reste jamais très longtemps, je l’y mets surtout quand je dois faire quelque chose qui nécessite d’avoir les deux mains libres. Il n’a pas de transat, et son trotteur sert de décoration dans le salon, il y est allé deux fois depuis qu’on l’a. La première fois dans le magasin pour l’essayer la deuxième après l’avoir monté à la maison. En réalité nous pratiquons la « motricité libre » avec Léon.

Donc, après cette interminable introduction, j’aimerais partager avec vous notre façon (donc personnelle) d’accompagner notre bébé dans son développement.

Comme vous le savez, je parle énormément à mon fils et ce depuis la grossesse. Je lui explique tout ce que je fais, je lui montre tout ce que je fais et l’incite à m’imiter selon l’action présentée. De la naissance à trois mois, soyons honnêtes ce n’est pas très intéressant d’un point de vue « évolution ». Durant cette période ce qui fait fondre notre petit cœur de maman c’est cette minuscule frimousse qui esquisse de temps à autre un sourire dans son sommeil. Attention je ne dis pas que ces trois premiers mois sont ennuyants, loin de là. Alors bien sur on ne joue pas, on ne touche pas, mais dans la position de parents nous avons le réel plaisir de voir le nourrisson fragile devenir un petit bébé potelé. Et puis un jour on voit notre bébé ouvrir les yeux plus longtemps et commencer à s’intéresser à ce qui l’entoure.

Il commence consciemment à sourire et son regard parle. Trois mois (pour Léon) a marqué le début de son développement.  Encore tout petit à cette période je tachais de lui faire suivre du regard n’importe quel objet de couleur. Vers ses cinq mois il a commencé à vouloir attraper ses jouets. Jusqu’ici rien d’anormal. Mais quand les beaux jours ont refais surface j’ai eu une préférence quant au fait de faire lui faire découvrir son environnement au milieu du jardin.

Nous avons la chance de disposer d’un  grand jardin et donc il y a assez à explorer. C’est tout naturellement qu’en pleine période de l’éveil je ne me suis pas jetée sur les jouets proposés pour permettre à bébé de s’éveiller. Vous savez tous ces jouets qui font du bruits, aux multiples formes et qui font des sons ? Ceux là même. Alors évidemment qu’il a des jouets, mais pas suffisamment pour remplir le salon, non non, lui n’en a que très peu dans son parc. Et par mauvais temps j’en choisis quelques uns pour jouer ensemble.

Mais pour en revenir au jardin, nous avons l’habitude de nous y installer sur un drap. Sur ce même drap j’éparpille différentes feuilles, d’écorces d’arbres pour qu’il appréhende le toucher. Toujours dans ce que peut offrir le toucher je le mets pied nu sur l’herbe et la terre. (Il adore) Aujourd’hui à presque neuf mois il maîtrise très bien le « tiens » et le « donnes ». Pour son odorat, quelque soit la plantes ou l’herbe aromatique, je lui montre d’abord plusieurs fois en exagérant que l’on sent avec le nez et lui fait sentir en lui précisant de ne pas le mettre à la bouche. Quant à son ouï, je le travail à travers divers objets que j’ai conçu à partir de la méthode Montessori (ça n’est pas la bible de l’enfant mais il y a certaines choses pas mal). Dans des verres en plastique j’ai enfermé différentes matières (voir photo) tels que de l’eau, du sable, des feuilles, des cailloux…. En les secouant devant lui il appréhende cette fois ci qu’il existe des bruits  divers.

Nous sommes en pleins éveil alors j’essaie de trouver de nouvelles activités tous les jours, des fois je sèche mais d’autres fois j’arrive à montrer quelque chose de nouveau à Léon. Mise à part le fait qu’il s’éveil et qu’il conçoit son monde d’une certaine manière nous prenons un plaisir fou à le voir s’émerveiller devant tous ce que nous lui présentons. Il est curieux et volontaire.

A côté de ça, sa motricité aussi est en plein « Boum » ! Il rampe (hyper vite) et se met à quatre pattes depuis quelques jours. Il a une volonté réel de se déplacer par lui même. Et dans cette action, nous l’encourageons. Chaque fois qu’il essaie d’aller chercher un objet, qu’il tombe parce qu’il ne maîtrise pas encore le quatre pattes nous lui disons : « c’est bien Léon, continues, tu peux le faire ». Alors il nous regarde grand sourire et y retourne avec motivation. Son but atteint nous le félicitons. Tout ça pour vous dire que nous l’encourageons, quelque soit l’action entreprise. Nous l’avons toujours fait mais j’ai pris conscience que plus nous l’encouragions plus il prenait confiance en lui. Et j’aime le voir confiant.

Il ne connaît pas réellement l’interdiction et la peur. S’il veut toucher quelque chose que je ne veux pas, je ne me contente pas de lui dire non et de passer à autre chose. Je prends le temps de lui expliquer que si je ne veux pas qu’il touche telle ou telle chose c’est qu’il y a une raison, que ça peut être dangereux pour lui ou qu’il est encore trop petit pour découvrir cet objet. Bon ça lui arrive de me faire un petit caprice mais c’est comme ça, c’est pas lui qui pose les règles. Et pour la peur, quand cela lui arrive j’essaie au maximum de la lui dédramatiser. La première fois qu’il a vu les volets roulant en action il a eu très peur. Alors je suis allée les lui faire toucher et mieux regarder. Maintenant observer les volets s’ouvrir est une de nos routines matinales parce que ça le fait rire.

Léon est un petit garçon courageux, volontaire, déterminé. Il m’a appris la patience, la tolérance, l’amour et l’émerveillement. Ce soir nous nous sommes émerveillés devant une libellule bleue, ça paraît si archaïque et pourtant à travers son regard  cela me semblait la plus belles chose du monde.

Ce n’est pas moi qui dirige Léon dans son développement, c’est lui qui décide ce dont il veut, ce qu’il est prêt à faire ou non. Je me contente de le suivre avec bienveillance, je ne l’oblige à rien, je le laisse construire sa personnalité.

Avant que cet article ne devienne un roman je pense que ce qu’il faut retenir c’est qu’à partir du moment où bébé s’éveil il faut l’accompagner, par les paroles, les activités. Je ne dis pas que c’est facile, que l’on va être inspiré tous les jours, loin de là. Aujourd’hui je peux dire que Léon a confiance en lui parce que nous lui donnons confiance à travers les ; « continues tu en es capables » « bravo » « aller essayes encore » etc… Il est du coup très indépendant pour son jeune âge. Alors non je n’ai un bébé « parfait », j’ai aussi droit aux caprices, aux crises parce qu’il voulait un objet et pas autre.. Enfin j’ai un bébé normal qui pleure et qui s’exprime quand il n’est pas content. Mais ce n’est pas grave, même dans ces moments je lui explique comme je peux entre deux cris.

Mais un jour une personne très cher à mon cœur m’a dit que l’amour c’était savoir se sacrifier et faire don de soi. Mon Léon le vaut carrément. Ma plus belle récompense c’est de le voir sourire avec ses petites dents troooop mignonnes.

Je sais que ce n’est pas toujours évident de s’impliquer de toute son âme au près d’un bébé, mais à mes yeux ça l’est. Je suis dévouée dans mon rôle au près de lui. Et si il y a bien des qualités à travailler quand on a un enfant ce sont la patience et l’amour.

A mon sens, le rôle des parents se trouve dans l’accompagnement. Poser un cadre, fixer des règles mais laisser l’enfant s’épanouir comme il le veut tout en surveillant que tout se passe bien. Enfin c’est ma définition, pour l’instant, j’ai encore pleins de choses à apprendre. En attendant, je vais continuer ce que je fais avec mon fils, et aller lui donner un tendre baiser parce qu’il est l’heure pour lui de s’abandonner aux bras de Morphée.

Mahala

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Les verres dont je vous parle pour appréhender l’ouï

A propos Mahala

Jeune maman étudiante, passionnée, investie je veux partager mon expérience maternelle, les plus et les moins. De belles perspectives d'avenir sont en projet au plus grand plaisir des mamans et des touts petits.

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