Le chaos des trois premiers mois de vie.

Nous sommes en octobre 2017, je tiens contre mon sein un petit être minuscule. La fragilité de Léon à ce moment m’émeut. Il dort blotti contre moi, il sent la chaleur de mon corps, mon odeur, mes mains le caressant. Je deviens à ce moment là son bouclier, je suis l’armure qu’il faudra détruire pour atteindre mon fils. La maman en moi et née.

Le retour à la maison s’est formidablement bien passé. Nos chiens ont démontré une extrême douceur à l’égard de Léon. Cette douceur est toujours présente aujourd’hui, il est noyé d’amour et de câlins par ses compagnons. Nous voilà embarqué dans cette nouvelle aventure, Johan et moi ne sommes plus seuls.

Je dois dire que les premiers mois de la vie d’un bébé sont particulièrement sportifs. J’ai toujours parlé à mon fils. Je ne pense pas qu’il puisse comprendre le sens des mots ou des phrases, mais j’ai la certitude qu’il comprend l’intonation de ma voix. Léon et moi étions quasiment tout le temps collé l’un à l’autre, l’allaitement était le plus gros facteur de cette proximité. Johan et moi n’avions que très peu de temps pour nous. L’arrivée des coliques du nourrissons a été une période très sensible, Léon était difficilement consolable.

La maison entière résonnait des pleurs de bébé. Il se tordait dans tous les sens, pleurait à chaudes larmes. Cette vision que j’avais de mon bébé en train de pleurer de douleur m’était insupportable. Nous avions presque tout essayé, massage du ventre, ceinture chauffante (celle ci fonctionnait de temps en temps), pédalo avec les jambes, il était difficile de le calmer.

Je me suis sentie à cette étape de ma vie de maman complètement démunie. Je ne savais pas quoi faire. Dans un instant de sérénité, je craquais. Je m’isolais dans une pièce pour à mon tour lâcher ce qu’il y avait au fond de moi. La fatigue, la détresse et l’impuissance face à mon si petit bébé avaient raison de moi. Alors je pleurais un bon coup, j’essuyais mes larmes et retournais au près de mon fils.

Un jour j’ai remarqué que Léon se calmait plus rapidement quand blotti contre moi je marchais (des heures durant) en lui parlant. A ce moment là je n’essayait plus de le calmer pour le calmer, mais de comprendre sa peine et sa douleur. Je lui disais clairement d’extérioriser tout ce qu’il y avait au fond de lui, de hurler si cela lui faisait du bien, mais qu’il ne s’inquiète pas sa maman et son papa seraient présents pour lui. Cette méthode a été plutôt concluante. Peu à peu je remplaçait mon monologue par des berceuse, et peu à peu mon Léon se débarrassait de cette ingrate période de colique.

Les nuits blanches ont petit à petit laissé place à l’éveil. Les sourires ont remplacé les pleurs. Les gazouillis ont effacé cette mauvaise période. Avec du recul je crois que si je n’arrivais pas à calmer rapidement mon bébé c’est parce que je ne le connaissait pas. Il a beau être mon fils, mon sang, c’est avant tout aussi une personne avec des sentiments. Et je ne savait pas à l’époque ce qui le rassurait.

Depuis Léon et moi avons appris à nous connaître mutuellement. Je sais ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas, ce qui lui fait peur, le fait rire ou encore le rassure. Aujourd’hui c’est très facile pour moi de consoler mon fils parce que je le connais très bien, et même sans la parole je le comprends. Je pense que durant ses premiers mois je n’aurais pas du essayer de le calmer, mais essayer de comprendre qui il était pour apprendre à le soulager dans ses maux. Et jusqu’à présent je n’ai parlé que de mon ressentie, occultant celui de Léon. Je ne pourrais malheureusement pas vous dire ce que lui a ressenti, il ne m’en a pas fait part, mais je l’imagine. Je l’imagine et si j’avais un conseil à donner aux jeunes mamans, surtout celles d’un premier, ce serait : apprenez à connaître votre bébé, écoutez le, parlez lui.

Ces premiers mois m’ont fait évoluer et je remercie mon petit Léon de faire de moi la maman que je suis aujourd’hui. Nous nous sommes construit l’un l’autre. C’est dans l’amour et la patience que nous y sommes arrivés.

Avoir un bébé, un enfant dans sa vie c’est magnifique. J’ignore tous les commentaires du genre « tu ne pourras plus sortir », « tu ne vas plus dormir », « ça va être dur de continuer ses étude avec un bébé »… Que du « bla bla » non constructif venant d’étrangers. Léon vaut mille fois les nuits blanches que j’ai passées, il est au contraire avec Johan ma motivation. Ils me poussent à donner le meilleur de moi même, et je ne regrette pas une seule seconde le choix que j’ai fais de devenir mère.

Maman, femme, étudiante, je suis tout ça à la fois et cela me rend plus heureuse que jamais.

A toutes ces jeunes mamans qui traversent les premiers mois en ce moment ; courage la suite ne sera que plus belle !

A mes hommes,

Mahala

mama léon
Ici Léon n’avait pas encore un mois. Voyez la maman qui succombe à la fatigue. 

 

 

A propos Mahala

Jeune maman étudiante, passionnée, investie je veux partager mon expérience maternelle, les plus et les moins. De belles perspectives d'avenir sont en projet au plus grand plaisir des mamans et des touts petits.

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